Vendredi 10 novembre 2006
- Reverser une partie du
montant des contraventions
Depuis maintenant plusieurs mois, c’est
un fait : le nombre de tués et des blessés sur la route a diminué de façon conséquente. L’association de multiples facteurs dont la multiplication des radars automatiques, des contrôles
routiers et une prise de conscience générale ont permis d’aboutir à cette situation. Ne serait-il pas envisageable, afin de renflouer un peu plus les caisses de l’Assurance Maladie de transférer
une part des sommes recueillies par le Ministère de l’Intérieur suite aux infractions relevées par des radars automatiques, qui sont pour la plupart amortis ?
- Instaurer une
franchise
En 2003, l’Allemagne a dû adopter un
plan de redressement de son système de santé largement déficitaire. Ce plan a mis largement l’accent sur la responsabilisation financière du patient. En matière de soins médicaux, chaque assuré
doit désormais s’acquitter d’une franchise de 10 € par trimestre. Cette franchise est due à nouveau en cas de consultation d’un spécialiste sans passage préalable par le médecin traitant. A
l’instar de l’Allemagne, un tel système pourrait à notre avis être instauré en France et remplacer l’euro dédié à la participation forfaitaire.
- Accroître les contrôles
de la fraude
La fraude peut revêtir dans le domaine
de la Santé différents aspects : les arrêts de travail de complaisance, les congés enfants-malades alors que l’enfant en question se porte bien, les fraudes concernant la carte Vital, la CMU
… Même si une baisse des arrêts de travail a pu être observée ces derniers mois, ils existent toujours et coûtent cher. Un renforcement des contrôles semblent devoir être menés pour limiter au
maximum ces agissements qui, au final, pénalisent tous les usagers, y compris les fraudeurs.
- Instauration d’une
« TVA sociale »
Le principe de la TVA
sociale est de remplacer les charges sociales des entreprises payées par les clients par une somme équivalente de «TVA sociale », le prix de vente
pour le client ne variant donc pas.
La « TVA sociale », ne s’appliquant pas
aux exportations les favorise par conséquent. En revanche, comme elle s’applique aux importations et aux produits des délocalisations, elle permet à celles-ci de contribuer à financer en partie
les charges sociales nationales.
Il convient d’établir une relation
transversale avec les travaux réalisés par « L’Elan Nouveau des Citoyens » sur ce sujet.
« L’Elan » a fait émerger un
site Internet et un blog car il voit en la participation de tout un chacun au financement de la sécurité sociale, une forme de
responsabilisation.
- Encourager la gestion du
stress
En France, le stress professionnel est
estimé à 51 milliards d’Euros.
Au Royaume-Uni, le coût global du
stress est estimé à 160 milliards de Dollars.
Certains dirigeants d’entreprise
prennent ce problème à bras le corps. Réduire le coût du stress, ne serait-ce que professionnel, pourrait avoir des effets économiques considérables. On s’en rend d’autant plus compte que l’on
rapproche les 51 milliards inhérents au stress professionnels aux 11 milliards de déficit de la Sécurité Sociale en 2005.
A l’échelle de l’Etat, créer une
commission chargée d’étudier les différentes actions susceptibles de réduire le coût global du stress semble se justifier. Le Canada a ainsi pu proposer un panel de solutions novatrices.
- Impliquer d’autres
partenaires tels que les industriels pharmaceutiques
II ne semble pas inconvenant de solliciter des industriels pharmaceutiques quand il s’agit de soutenir les acteurs de la santé dans leurs projets, leurs missions de santé publique, de prévention.
Ainsi, une notion «gagnant-gagnant» pourrait se dégager.
A noter que la formation médicale continue doit, elle, rester organisée et dispensée comme actuellement.
Par ailleurs, de nombreux patients se retrouvent chez eux avec des armoires à pharmacie remplies de boîtes contenant des médicaments, parfois périmés, pouvant alimenter une automédication
potentiellement dommageable. En plus d’insister sur l’observance du patient vis-à-vis de son traitement, il semble nécessaire que les laboratoires pharmaceutiques revoient leurs conditionnements
afin de mieux les adapter aux traitements. Cela permettrait, là encore, de réaliser des économies substantielles.