« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

Préambule à
la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé  22 juillet 1946


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Samedi 1 novembre 2008

    
Un Appel intitulé « Au secours, les gens vont mal » vient d’être lancé sur Facebook. Un groupe de plus de 250 personnes étant d’ores et déjà constitué, nous avons décidé d’y consacrer un blog spécifique.
Nous vous remercions de bien vouloir aller lui rendre visite, le signer et le relayer auprès de vos amis.

Par Raphael Anton
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Lundi 8 octobre 2007

Dans un message précédent, nous évoquions le bouclier sanitaire, idée proposée par Martin Hirsch, en alternative aux franchises médicales. Une lettre de mission avait été adressée à Messieurs B. Fragonnard (Président du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie) et R. Briet (Président de la Commission de périmètre des biens et services remboursables de la Haute Autorité de Santé). Une première synthèse devait être remise fin août 2007. Ce ne sera finalement qu’un mois après, le 28 septembre, que ce rapport sera remis officiellement à Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, et Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.

(Lien : http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_bouclier_sanitaire.pdf )

 

Pour rappel, le concept initial de ce bouclier sanitaire propose que les sommes restant à la charge d’un patient ne puissent dépasser un seuil proportionnel à son revenu brut (3 à 5%). En dessous de ce seuil, les tickets modérateurs et participations forfaitaires resteraient à la charge de l’assuré ; au delà, l’Assurance Maladie lui garantirait une couverture intégrale.

 

Au final, que ressort-il de ce rapport ?

 

En préambule, faute de données suffisantes précises, il n’a pas été possible aux deux experts d’analyser avec une rigueur suffisante les restes à charge (RAC) hospitaliers, ce qui montre la nécessité de mener des expertises complémentaires.

 

Tout d’abord, cette mesure bénéficierait prioritairement aux 5 millions d’assurés sociaux (8,5 % du total) ménages modestes et personnes âgées aux ressources légèrement supérieures aux plafonds autorisés de la CMU ne disposant d’aucune assurance complémentaire. Pour ces personnes, les RAC peuvent se révéler excessifs.

Les auteurs estiment que ce dispositif , surtout si le plafond est modulé en fonction des revenus (ce qui est l’essence même de ce concept), constituerait une vraie protection pour ceux des assurés qui supportent aujourd’hui des RAC élevés. De plus, ce plafonnement permettrait de lisser l’effet de seuil qui sépare les ménages modestes des assurés à la CMU-complémentaire.

Le rapport relève que parmi les personnes ayant un RAC annuel supérieur à 600 €, on trouve 1 million de personnes en ALD mais aussi 3,3 millions de personnes non ALD. Pour ces personnes, le bouclier permettrait de neutraliser de façon plus équitable et efficiente les seuls RAC vraiment élevés. Ce bouclier sanitaire pourrait même se substituer au dispositif ALD. Concernant les 8 millions de malades actuellement pris en charge à 100% dans le cadre d’une ALD, deux hypothèses seraient étudiées. Dans la première, ils rejoindraient le régime commun et bénéficieraient comme les autres patients du bouclier sanitaire. Dans la deuxième hypothèse, un ticket modérateur spécifique pourrait être créé pour les ALD, et pris en charge par les organismes complémentaires.

 

Pour les autres assurés sociaux, ceux ayant contracté une assurance complémentaire, le bouclier n’apporterait a priori pas d’avantages : les risques de RAC important sont davantage centrés sur les dépassements tarifaires et les besoins en dehors du périmètre du remboursable, c’est-à-dire, des frais non remboursés par l’Assurance Maladie et pas toujours par les organismes complémentaires. Cependant, le rapport ajoute que des conséquences indirectes positives seraient envisageables, notamment la réduction de la forte modulation des tarifs des complémentaires en fonction de l’âge.

 

Le rapport rappelle enfin les importants travaux techniques nécessaires à la mise en place du bouclier. C’est à partir du 1er janvier 2010 qu’un tel projet pourrait être opérationnel. Dès cette date, qu’adviendra-t-il des franchises médicales ?

 

Il semble nécessaire de profiter de ce délai pour évoquer le problème des RAC hospitaliers et des dépassements d’honoraires dans des spécialités comme la chirurgie. Car ceux-ci pèsent sur les ménages, même couverts par une complémentaire… Il paraît aussi indispensable de renforcer l’aide à la complémentaire santé (ACS), dispositif qui, aujourd’hui, ne fonctionne pas de façon optimale. Rappelons que l’ACS est destinée aux ménages dont les revenus se situent entre 1 et 1,2 fois le plafond de la CMU-Complémentaire et qui ne sont pas couverts par un contrat en entreprise… soit 2,2 millions de personnes.

 

Roselyne Bachelot a dit vouloir « affiner sa réflexion ». Réponse possible au premier semestre 2008, à l’issue du débat voulu sur « la place de la solidarité et de la responsabilité individuelle »…

Par Dominique Plat
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Dimanche 30 septembre 2007

Et un article de plus paru dans la presse sur ce sujet ! Cette fois-ci, c’est Le Parisien du 25/07/2007 qui l’évoque. L’article est intitulé ainsi : "Stress au travail chez IBM : les médecins s'inquiètent".

"
Dépression, épuisement, stress. Et même un suicide. Les 4000 salariés du siège d'IBM, à La Défense, vont de plus en plus mal. Ce sont les médecins du travail du géant de l'informatique qui l'affirment, chiffres à l'appui, dans un rapport alarmant sur l'état de santé du personnel. Dans ce rapport,  il a été mis en évidence 19 cas de dépression et 2 "burn-out" liés à l'activité professionnelle. Plus de 6 salariés sur 10 souffrent de maux de tête, de fatigue, de prise de poids ou de problèmes cardiovasculaires."

De très nombreux articles sortent quasi quotidiennement sur ce sujet. Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre sur le Blog Stress de l’Elan nouveau des Citoyens.

Aujourd’hui, le sujet du stress au travail est de moins en moins tabou. Une des raisons à cela vient du fait qu’on parvient à définir des pistes solides permettant de le maîtriser, de le bonifier ou de l’atténuer lorsqu’il devient trop important et toxique. C’est ce qu’illustre parfaitement le livre de Philippe Rodet (Stress, nouvelles voies, Ed. le Fallois), en abordant tout d’abord les mécanismes du stress, pour, ensuite, mieux appréhender son traitement.

Par Dominique Plats
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Dimanche 22 juillet 2007

On se souvient, dès son entrée au Gouvernement, Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la pauvreté avait émis quelques réserves sur les franchises médicales, dont les limites n’étaient pas encore bien définies. Celui-ci vient d’évoquer, il y a quelques jours, le concept de « bouclier sanitaire ». Ce dispositif propose que les sommes restant à la charge d'un patient ne puissent dépasser de 3 à 5 % de son revenu brut. Le Premier Ministre François Fillon s'était alors prononcé pour un débat « sans a priori ».

Le 10 juillet 2007, Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Eric Woerth, Ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, et Martin Hirsch ont confié une mission à Raoul Briet, membre du collège de la Haute Autorité de Santé, et à Bertrand Fragonard, président du Haut Conseil sur l’Avenir de l’Assurance Maladie, sur les conditions de mise en oeuvre d’un tel dispositif. Roselyne Bachelot et Martin Hirsch les ont tous deux reçus pour leur présenter leur mission dont les premiers éléments de conclusion sont attendus pour la fin du mois d’août.

Dans la lettre de mission envoyée par les 3 membres du gouvernement, nous pouvons lire que « ce bouclier sanitaire consisterait à instaurer un plafond des restes à charge supportés par les assurés sur la dépense remboursable. En dessous du seuil, les tickets modérateurs et participations forfaitaires resteraient à la charge de l’assuré ; au delà, l’Assurance Maladie lui garantirait une couverture intégrale. » De même, « un tel bouclier peut être défini de manière uniforme ou s'exprimer en fonction du revenu des ménages comme l'ont décidé d'autres pays ».

Les experts nommés devront également déterminer s'il convient de mettre en oeuvre ce bouclier « par personne protégée ou par foyer », la manière dont il doit interagir avec le système des tickets modérateurs et de franchises, ces dernières étant encore en réflexion. Et élément indispensable de la démarche : en mesurer « les éventuels effets pervers », tel « le risque que des assurés puissent retarder ou anticiper certains traitements »…

Rendez-vous donc fin août pour en savoir davantage !

Par Dominique Plats
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Mercredi 27 juin 2007

Fin 2006, le Directeur de la CNAM de Paris, Jean-Pierre Giordanella, a remis au Ministre de la Santé et des Solidarités (à l’époque, Xavier Bertrand) un rapport sur le thème du sommeil des Français.

Il en ressort quelques éléments intéressants, éléments parfois en rapport avec le stress, thème cher à l’Elan Nouveau des Citoyens :

- 2,5 millions de sujets, soit 8 % de la population, sont affectés par une somnolence diurne excessive, constituant une des causes de morbi-mortalité routière, du travail et même domestique.

- 20 à 30 % de la population souffre d’un mauvais sommeil. 10 % d’entre eux sont atteints d’insomnie chronique entraînant une grande consommation d’hypnotiques et autres sédatifs.

- L’anxiété est un facteur établi du maintien de l’éveil. L’étude des liens entre pathologie anxieuse, pathologie de l’éveil et du sommeil est d’un intérêt majeur en raison de la fréquence des associations entre troubles anxieux et troubles de l’initiation du sommeil. Anxiété et stress au coucher sont pourvoyeurs de nombreuses consultations en médecine générale ou spécialisée et de forts pourvoyeurs de prescriptions abusives de sédatifs ou de recherche d’automédication.

Il convient donc de repérer précocement ces troubles chez les sujets prédisposés à une pathologie anxieuse ou subissant les effets nocifs du stress.


sommeil-5.png Enfin, quelques chiffres qui interpellent sur l’importance du sommeil et les conséquences dramatiques que peuvent avoir des facteurs tels que le stress ou même la consommation excessive de médicaments sensés lutter contre ses effets. La somnolence excessive par privation de sommeil, suite a des maladies du sommeil ou par prise médicamenteuse associée, ou par toute combinaison avec d’autres facteurs de dégradation de l’attention, est responsable de 30 % des accidents mortels et 2/3 des accidents de poids lourds sur autoroute. La seule prise de médicaments est responsable de 10 % des accidents ; le « sur risque » moyen d’accident est de 2 avec prise de médicaments anxiolytiques, de 4 avec prise d’alcool, et de 9 avec prise de substances morphiniques (chiffres clés du PREDIT, le Programme quadriennal national de Recherche et D’Innovation dans les Transports terrestres, 2003).

Par Dominique Plats
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Jeudi 21 juin 2007

Le fait que l’Elan Nouveau des Citoyens soit très attaché au mécanisme novateur de la TVA sociale n’est plus un secret. Le nombre croissant de réactions sur le forum du site http://www.tva-sociale.org en est la traduction.

A l’heure où ce concept a été grandement décrié par certains qui, quelques mois auparavant, soutenaient cette idée, à l’heure où cette TVA sociale a été qualifiée de responsable (peut-être à tort) d’un revirement démocratique en défaveur du gouvernement Fillon I, on aurait pu croire que ce projet finirait au fond d’un tiroir. Il n’en est visiblement pas ainsi ! En 2 jours, le Président Sarkozy, le Premier Ministre Fillon et la Présidente du Medef, Laurence Parisot, font fi des commentaires destructeurs et ne cessent d’affirmer haut et fort qu’ils croient en ce thème audacieux. Pour s’en convaincre, je vous invite à lire leurs déclarations sur le blog http://www.tvasociale.com.

Mais pourquoi évoquer la TVA sociale sur ce blog ? La réponse à cette question réside dans le principe même de ce concept : une redéfinition du mode de financement des cotisations sociales avec 2 finalités majeures : un renforcement de la protection sociale et un effet anti-délocalisation.

Du fait de l’allongement de la vie et des progrès faits en matière de santé, le coût de la Sécurité sociale devient de plus en plus lourd. Faute de changer son mode de financement, les acteurs économiques français (artisans, commerçants, sociétés commerciales, salariés, agriculteurs, etc.) sont de moins en moins compétitifs, car les charges sociales augmentent inéluctablement. Cette situation favorise les délocalisations qui viennent aggraver le chômage et la pauvreté ; et la baisse du nombre des actifs est en train d’augmenter par conséquent le niveau de leurs charges.

Il apparaît donc que le principe d’affecter une partie de la TVA au financement de la protection sociale en contrepartie d’une baisse des charges sociales pesant sur le travail va dans la bonne direction. Toutefois, il faut se méfier d’une possible confusion entre la création d’une «TVA sociale» et la simple augmentation de la TVA. Dans les deux cas, le mécanisme employé est bien celui de la TVA. En revanche, dans le cas de l’augmentation de la TVA, les sommes prélevées vont renflouer le budget de l’Etat et dans l’hypothèse de la TVA sociale, les sommes récupérées sont directement affectées au budget de la Sécurité sociale comme le sont actuellement les charges sociales.

Par Dominique Plats
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Mardi 19 juin 2007

« Pourquoi ne parle t-on pas plus de la fin du monopole de la sécu? Cela est officiel depuis 2002, entériné par le conseil d'état en septembre 2006 ! »

Le commentaire suivant posté sur ce blog mérite que l’on s’y attarde quelques instants.

Avant toute chose, il convient de rappeler que toute personne travaillant et résidant en France est obligatoirement affiliée au régime de sécurité sociale français dont elle relève : régime général des salariés, régime des non-salariés ou régimes spéciaux. A ce titre, elle est assujettie aux cotisations de sécurité sociale correspondantes, à la CSG et à la CRDS. Il est tout aussi important de rappeler que le droit communautaire ne porte pas atteinte à la compétence des Etats membres d’aménager leur système de sécurité sociale.

Cette obligation d’affiliation respecte donc pleinement les directives européennes sur l’assurance que sont les directives CEE 92/49 et CEE 92/96 qui ont mis progressivement en place un marché unique de l’assurance. Les organismes assureurs européens peuvent donc depuis 1994, sur la base d’un ensemble de règles communes, opérer sur le territoire de l’Union et chacun peut choisir son organisme assureur dans son Etat ou dans un autre Etat de l’Union. Les directives sur l’assurance englobent les assurances de personnes et comportent donc des règles relatives aux accidents, à la maladie, la vie, le décès. Mais ces dispositions ne concernent pas pour autant les législations de sécurité sociale. Au contraire, leur exclusion est clairement inscrite dans ces directives (article 2.2 de la directive CEE 92/49 qui renvoie à l’article 2.1.d de la directive CEE 73/239)

A plusieurs reprises, la Cours de Justice des Communautés Européennes a jugé que les règles de la concurrence ne visent pas les caisses de sécurité sociale dès lors qu’elles remplissent une fonction de caractère exclusivement social, fondée sur le principe de solidarité et dépourvue de tout but lucratif.

Enfin, il faut savoir que le refus de cotiser à la Sécurité sociale expose l’employeur comme le travailleur indépendant à une contravention de classe 3 (en cas de récidive, à une contravention de classe 5) avec régularisation de la dette à l’égard de l’organisme de Sécurité sociale. De même, l’aide ou l’incitation à cesser de cotiser à la sécurité sociale sont sanctionnés.

Il semblerait donc que soit entretenue une certaine confusion faisant l’amalgame entre les organismes assureurs soumis aux règles européennes de l’assurance et de la concurrence et les organismes de Sécurité sociale qui n’en relèvent pas.

Carte-vitale-2.jpg Maintenant, prenons un peu de recul et détachons-nous de ces aspects réglementaires. Quand bien même nous aurions la possibilité de quitter notre Sécurité Sociale, le ferions-nous ? Sommes nous prêts à mettre tout bonnement en péril cette institution qui, convenons-en, n’a pas besoin de cela ? A titre personnel, je ne le ferais pas. La France a fait le choix d’une Sécurité sociale protégeant solidairement l’ensemble de la population. Soyons des citoyens responsables et réfléchissons à des pistes visant son renforcement plutôt que son démantèlement !

Par Dominique Plats
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Jeudi 14 juin 2007

Suite à l'article de vendredi 8 juin 2007, un internaute a réagi par une question dans les "Commentaires".
La réponse nécessitant un certain développement, nous avons jugé intéressant de la faire paraître sous forme d'article.

"Les franchises pénaliseront les malades chroniques qui ne sont pas en ALD (Affection de Longue Durée), puisqu'il faut consulter, faire des prises de sang et acheter des médicaments. Doit-on pour éviter cela accepter d'être en ALD au risque d'avoir du mal à obtenir un crédit immobilier?"


Tout d’abord, merci pour votre commentaire qui va nous permettre de préciser ici notre réflexion sur ce sujet.

Lorsque nous avons proposé, il y a quelques mois, cette piste des franchises dans l’idée de financer certaines mesures touchant la Santé, nous avions observé ce qui avait été mis en place quelques années plus tôt par nos voisins Allemands. En effet, pour redresser leur système de santé déficitaire, le gouvernement de M. Schröder a instauré ces franchises d’un montant de 10 € par trimestre et par assuré.

En France, Roselyne Bachelot, Ministre en charge de la Santé et Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives planchent actuellement sur les modalités de mise en place d’une mesure similaire. Les premiers éléments qui ressortent définiraient 4 franchises de 10 € acquittées par an et par foyer pour 4 types de « prestations » : l’hospitalisation, les visites médicales, les examens et les achats de médicaments.

Peu d’éléments donc, mais assez d’éléments pour déclencher de multiples débats et vives réactions. A l’image  de ce sondage d’opinion CSA/Le Parisien publié le 28 mai dernier : 61% des Français estiment que cette mesure est « plutôt une mauvaise chose ». Toutefois soyons patients ! Pour en savoir un peu plus, il nous faudra attendre septembre prochain, date à laquelle ce projet devra être présenté plus en détail …

Bien sûr, cette seule mesure ne peut suffire à équilibrer notre système de santé, il est nécessaire de suivre d’autres pistes telles que la lutte contre les fraudes et autres gaspillages, s’approprier les moyens d’agir contre le stress, véritable fléau… mais aussi, la mise en place de la TVA sociale, thème aujourd’hui très médiatisé et qui fera l’objet d’autres articles très bientôt sur ce blog.


Réponse sur les ALD :

Concernant les ALD, je tiens à préciser que seules ont droit à l’exonération du ticket modérateur (le fameux « 100% ») les personnes atteintes d’une affection inscrite sur une liste établie par décret et comprenant à ce jour 30 affections (mucoviscidose, diabètes type I et II,  Maladie d’Alzheimer, …), les personnes souffrant d’une polypathologie invalidante ou enfin les malades atteints d’une affection « hors-liste » mais comportant un traitement prolongé d'une durée prévisible supérieure à six mois et une thérapeutique particulièrement coûteuse (maladie de Paget, les ulcères chroniques). Bien entendu, cette décision se fait après accord avec le service médical de l’Assurance Maladie.

D’après les éléments énoncés il y a quelques jours, les patients atteints d’une ALD serait exonérés de ces franchises. Le nouveau gouvernement est en place depuis seulement 1 mois ce qui explique qu’il est encore trop tôt pour avoir toutes les informations. Comme il l’a annoncé, si le Président Sarkozy « fait après ce qu’il a promis avant », il devrait être mis en place un système de caution censé ne plus pénaliser les personnes malades chroniques, les patients en phase de rémission de cancer dans leur souhait d’accession à un crédit immobilier. A suivre de près…

Par Dominique Plats
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Vendredi 8 juin 2007

Plusieurs éléments d’actualité nous confortent dans l’idée qu’il est essentiel de poursuivre la réflexion engagée depuis plusieurs mois par l’Elan Nouveau des Citoyens sur le sujet de la Santé.

Les événements les plus marquants ont été l’accession à la Présidence de la République de Nicolas Sarkozy et la composition du Gouvernement Fillon. Désormais, au sein de celui-ci, le Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports suit l’ensemble des questions relatives à la politique du Gouvernement dans le domaine de la santé publique, de l’organisation du système de soins et de l’assurance maladie-maternité. Il est également compétent pour la politique de la jeunesse, ainsi que dans les domaines des activités physiques et sportives, de la pratique des sports et de la vie associative.

La Ministre Roselyne Bachelot a d’ores et déjà annoncé que les franchises de soins, si médiatisées, seraient inscrites dans le PLFSS 2008 (le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale). Dans notre blog, nous évoquions déjà cette piste qui a notamment permis à l’Allemagne de résorber une partie du déficit de son système de santé. Bien sûr, il faudra être particulièrement attentif aux modalités de ces franchises pour qu’elles ne viennent en aucun cas nourrir une médecine à deux vitesses !

Autre événement : il y a quelques jours, le Comité d’alerte chargé de veiller au respect de l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) a averti les pouvoirs publics d’un réel dérapage : 2 milliards d’€, essentiellement dû à l’augmentation des soins de ville ! Une fois cette alerte déclenchée, la procédure est simple : les 3 caisses d’assurance maladie,
la CNAMTS (travailleurs salariés), la CANAM (travailleurs indépendants) et la MSA (travailleurs agricoles) doivent présenter d’ici le 30 juin au Gouvernement des mesures de redressement des comptes, mesures qui seront ensuite étudiées sous 15 jours par le Comité d’alerte. Nous ne manquerons pas ce rendez-vous.

Vous l’aurez compris, nous serons très attentifs et vigilants à l’actualité de la Santé dans les semaines et les mois à venir et vous invitons à prendre une part active au débat ! A bientôt !

Par Dominique Plats
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Jeudi 1 février 2007

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du livre de Philippe Rodet : « Le stress : nouvelles voies » aux Editions de Fallois. Ce livre aspire à vulgariser les mécanismes du stress pour permettre à tout un chacun de comprendre les nouvelles pistes de son traitement.

 

Par Raphael Anton
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Vendredi 29 décembre 2006

Une approche essentiellement comptable de la Santé nous est généralement proposée. Une des réformes mineures menées ces dernières années en est un exemple manifeste, l’euro non remboursé sur chaque consultation. Bien sûr, il serait illusoire, dangereux et facteur d’instabilité de minimiser cette approche comptable. En revanche, il semble important de responsabiliser le patient tout en le plaçant au centre d’un service de soins sur lequel il puisse compter sans douter.

Le point de départ de notre réflexion a été de rechercher et faire le point sur les données et les perspectives démographiques mais aussi économiques de notre pays, de faire l’état des lieux du système de santé français et d’autres pays.

Nous le savons, et cela fut un des facteurs déclenchants de la dernière réforme des retraites, la population française a une espérance de vie s'accroissant d’années en années. En 25 ans, les femmes ont gagné 6 années de vie et les hommes 7, tout cela en partie grâce aux progrès de la médecine, à une amélioration de l’hygiène, de l’alimentation, … Le véritable enjeu est que la qualité de ces années de vie gagnées soit la meilleure possible. Mais les corollaires de cette vie allongée sont l’apparition de pathologies du sujet âgé et sa dépendance.

Parmi les chiffres relevés au cours de notre étude, en voici quelques uns qui interpellent surtout lorsque l’on imagine leurs conséquences : le nombre de personnes en France déclarant la maladie d’Alzheimer est de 165 000 par an. Une projection démographique prévoit qu’en 2050,
la France comptera 11 millions de personnes de plus de 75 ans et 5 millions de plus de 85 ans, soit 3 fois plus qu’en 2006 !

Une question toute légitime se pose : «Notre système de santé sera-t-il viable, ne serait-ce qu’à 10 ans ? ». En effet, on dit régulièrement que nous sommes dotés en France du meilleur système de santé au monde. C’est vrai, c’est un système efficace, basé sur la solidarité nationale et censé être le plus égalitaire possible. Mais pour autant, ne doit-il pas anticiper d’avantage et s’adapter encore plus à la situation à venir ?

C’est sur ce constat que nous avons décidé de mener cette réflexion en proposant des pistes sur les thèmes suivants.

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Par Raphael Anton
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Mercredi 20 décembre 2006

Il y a en France, à ce jour, quelques régions en manque cruel de médecins et autres professionnels de santé. Des mesures concrètes doivent être prises pour pallier la fuite de médecins vers des latitudes plus recherchées en mettant sur la table des moyens et des solutions. Car seules les régions concernées par le problème tentent de remédier à ce problème. Celles-ci incitent les praticiens à venir s’installer et  rester dans leur région quelques années par le biais de mesures incitatives. Est-ce logique qu’une telle politique d’incitation ne soit menée qu’au niveau local ? Il semblerait plus normal que celle-ci émane du Ministère lui-même. C’est au plan national sous la forme d’une orientation que cette question doit être abordée, même si l’échelon régional semble le plus adapté pour appliquer ces mesures incitatives.

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A l’exception des pharmacies d’officine, les installations de médecins et autres professionnels de santé ne sont actuellement pas liées à la distribution démographique de notre territoire. D’ailleurs, il ne nous semble pas réalisable d’aller dans le sens de la contingence pour ces professions. Alors quels types de mesures incitatives proposer pour favoriser l’installation de ces professionnels dans certaines contrées ? Nous pensons qu’il n’est pas illogique de demander aux étudiants, contre une participation de l’état aux frais inhérents aux études, de rester un nombre d’années (à définir) dans la région de leurs études. Aussi l’incitation à travailler dans des endroits lésés par le manque de praticiens peut aussi passer par des intéressements pour la retraite avec des cotisations moindres ou des facilités pour racheter des années d’étude.

Renforcer une offre de soins parfois mince dans certaines régions peut passer, comme c’est déjà le cas dans certains petits établissements ne pouvant faire fonctionner un service tout entier dédié à une spécialité, par la création et l’augmentation d’antennes de consultation dans ces spécialités (Rhumatologie, Lutte contre la douleur, …).

Par Raphael Anton
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Vendredi 15 décembre 2006

Au préalable, il convient de rappeler que des efforts ont été observés ces dernières années comme par exemple la création d’aides pour permettre aux personnes âgées de rester à domicile le plus longtemps possible, car ce maintien à domicile joue un rôle important dans le mieux-être de ces personnes.  Ce mieux-être est aussi l’objectif à atteindre avec l’hospitalisation à domicile, véritable alternative à l’hospitalisation classique.

Mais comme nous l’avons précisé plus haut, notre pays va devoir répondre au nombre grandissant de ces personnes. C’est pourquoi, il nous paraît urgent de pallier le manque de structures pouvant accueillir ces personnes dépendantes et dont l’état ne permet pas le maintien à domicile. Bien sûr, l’enveloppe financière consacrée à cette mission sera considérable. Cela peut être envisagé par exemple sous la forme de création d’établissements. Mais aussi lorsqu’il y a, sur certaines parties du territoire, rapprochement de services ou d’hôpitaux possédant des plateaux techniques similaires, il semblerait intéressant de restructurer l’une des 2 entités et de l’adapter pour cette mission.

De plus, certains services (les services de Médecine interne, par exemple) et a fortiori son personnel dont l’activité originelle a pu être détournée vers une activité par contrainte (faute de places adaptées pour accueillir ces patients dépendants) pourraient se consacrer de nouveau à leur discipline.

Comme le proposent certains, faut-il ou non introduire un cinquième risque (en plus des risques maladie, vieillesse, famille et chômage) ? Un cinquième risque "dépendance" permettrait peut-être une meilleure coordination des politiques en faveur de ces personnes mais n’aboutirait pas forcément à une meilleure dotation financière qui est l’élément clef. Nous pensons que cette coordination ne passe pas forcément par la création d’une cinquième branche mais d’une coopération et une organisation optimisées des différents acteurs.

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Par Raphael Anton
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Vendredi 8 décembre 2006

Et ce, à différents niveaux avec différents acteurs : médecine scolaire, médecine préventive étudiante, médecine du travail. Là encore, les moyens accordés à ces disciplines semblent insuffisants.

La prévention doit être très encadrée. En effet, les recommandations de Santé publique en terme de dépistage de maladies cancéreuses, par exemple, n’en concernent qu’un nombre très restreint, ce qui, à l’échelle individuelle, n’est pas toujours évident à concevoir. Pour illustrer cela, à l’inverse du cancer du sein, le cancer de la prostate ne fait volontairement pas l’objet d’un dépistage organisé. C’est pourquoi le dépistage « sauvage » est très fréquent mais il est loin d’être optimal, et surtout, cette démarche entraîne des coûts non négligeables pour des bénéfices improbables en terme de santé publique.

Egalement, le DMP (Dossier Médical Personnel), s’il se généralise peut jouer un rôle très important en tant qu’outil de prévention (rappel de vaccination, mammographie, dépistage de mélanome malin, ...). En terme d’épidémiologie, il constituera une base de données très précieuse, à condition toutefois qu’il soit très encadré.

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Par Raphael Anton
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Samedi 2 décembre 2006

Il est difficile d’aborder le thème de la santé sans évoquer le stress qui concerne tout un chacun. Malgré un effet parfois positif (le bon stress, le stress salvateur), ce phénomène peut se révéler néfaste sur la santé physique et mentale de très nombreuses personnes. Cet état fait l’objet d’une prise de conscience de plus en plus importante surtout par les entreprises. A l’image de ce qui se  fait au Canada, il serait bien que les pouvoirs publics s’emparent de la gestion de ce fléau.

 

Il convient d’établir une relation transversale avec les travaux réalisés par «L'Elan Nouveau des Citoyens» sur ce sujet.

 

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Par Raphael Anton
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Vendredi 10 novembre 2006

- Reverser une partie du montant des contraventions

 

Depuis maintenant plusieurs mois, c’est un fait : le nombre de tués et des blessés sur la route a diminué de façon conséquente. L’association de multiples facteurs dont la multiplication des radars automatiques, des contrôles routiers et une prise de conscience générale ont permis d’aboutir à cette situation. Ne serait-il pas envisageable, afin de renflouer un peu plus les caisses de l’Assurance Maladie de transférer une part des sommes recueillies par le Ministère de l’Intérieur suite aux infractions relevées par des radars automatiques, qui sont pour la plupart amortis ?

 

- Instaurer une franchise

 

En 2003, l’Allemagne a dû adopter un plan de redressement de son système de santé largement déficitaire. Ce plan a mis largement l’accent sur la responsabilisation financière du patient. En matière de soins médicaux, chaque assuré doit désormais s’acquitter d’une franchise de 10 € par trimestre. Cette franchise est due à nouveau en cas de consultation d’un spécialiste sans passage préalable par le médecin traitant. A l’instar de l’Allemagne, un tel système pourrait à notre avis être instauré en France et remplacer l’euro dédié à la participation forfaitaire.

 

- Accroître les contrôles de  la fraude

 

La fraude peut revêtir dans le domaine de la Santé différents aspects : les arrêts de travail de complaisance, les congés enfants-malades alors que l’enfant en question se porte bien, les fraudes concernant la carte Vital, la CMU … Même si une baisse des arrêts de travail a pu être observée ces derniers mois, ils existent toujours et coûtent cher. Un renforcement des contrôles semblent devoir être menés pour limiter au maximum ces agissements qui, au final, pénalisent tous les usagers, y compris les fraudeurs.

 

- Instauration d’une « TVA sociale »

 

Le principe de la TVA sociale  est de remplacer les charges sociales des entreprises payées par les clients par une somme équivalente de «TVA sociale », le prix de vente pour le client ne variant donc pas.

La « TVA sociale », ne s’appliquant pas aux exportations les favorise par conséquent. En revanche, comme elle s’applique aux importations et aux produits des délocalisations, elle permet à celles-ci de contribuer à financer en partie les charges sociales nationales.

Il convient d’établir une relation transversale avec les travaux réalisés par « L’Elan Nouveau des Citoyens » sur ce sujet.

« L’Elan » a fait émerger un site Internet et un blog car il voit en la participation de tout un chacun au financement de la sécurité sociale, une forme de responsabilisation.

 

- Encourager la gestion du stress

 

En France, le stress professionnel est estimé à 51 milliards d’Euros.

Au Royaume-Uni, le coût global du stress est estimé à 160 milliards de Dollars.

Certains dirigeants d’entreprise prennent ce problème à bras le corps. Réduire le coût du stress, ne serait-ce que professionnel, pourrait avoir des effets économiques considérables. On s’en rend d’autant plus compte que l’on rapproche les 51 milliards inhérents au stress professionnels aux 11 milliards de déficit de la Sécurité Sociale en 2005.

A l’échelle de l’Etat, créer une commission chargée d’étudier les différentes actions susceptibles de réduire le coût global du stress semble se justifier. Le Canada a ainsi pu proposer un panel de solutions novatrices.

 

- Impliquer d’autres partenaires tels que les industriels pharmaceutiques


II ne semble pas inconvenant de solliciter des industriels pharmaceutiques quand il s’agit de soutenir les acteurs de la santé dans leurs projets, leurs missions de santé publique, de prévention. Ainsi, une notion «gagnant-gagnant» pourrait se dégager.

 

A noter que la formation médicale continue doit, elle, rester organisée et dispensée comme actuellement.

Par ailleurs, de nombreux patients se retrouvent chez eux avec des armoires à pharmacie remplies de boîtes contenant des médicaments, parfois périmés, pouvant alimenter une automédication potentiellement dommageable. En plus d’insister sur l’observance du patient vis-à-vis de son traitement, il semble nécessaire que les laboratoires pharmaceutiques revoient leurs conditionnements afin de mieux les adapter aux traitements. Cela permettrait, là encore, de réaliser des économies substantielles.

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Par Raphael Anton
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